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Avr 28

« Am Beienhaischen » célèbre ses 20 ans

La crèche « Am Beienhaischen » a été la première structure à accueillir des enfants toute la journée à Walferdange. Aujourd’hui, l’établissement célèbre son 20e anniversaire. De nombreux éducateurs et intervenants sont impliqués depuis le début et exercent leur métier avec beaucoup d’enthousiasme. Nous nous sommes intéressés à la crèche « Beienhaischen ».

« Nous aimons notre métier et y mettons tout notre cœur », explique la directrice de la crèche, Alessandra Rimi. Tous les employés sont en effet totalement dévoués à leurs tâches, certains même depuis la création de la crèche. « Celle-ci existe depuis 20 ans et cela se devait d’être célébré », déclarent Alessandra Rimi et Alain Weins, président et membre fondateur de l’a.s.b.l., à laquelle appartient la crèche. « Évidemment, en raison de la pandémie, nous ne pouvons malheureusement pas organiser de fête au sens où nous l’entendions, mais nous avons décidé d’en faire une journée spéciale en interne avec les enfants, les parents et les éducateurs. » Cette célébration en petit comité donnera lieu à des activités de bricolage et de décoration et, bien sûr, à la dégustation du gâteau d’anniversaire.

Petite rétrospective

Selon Alain Weins, l’idée d’une crèche à Walferdange est née vers la fin des années 1990 : « À l’époque, il n’y avait pas de structure d’accueil à la journée pour les enfants en bas âge à Walferdange. Nous avons été les premiers. » De plus, le terrain qui se trouve sur une sorte de campus juste à côté de l’école et de la maison de retraite « Am Becheler » se prêtait parfaitement à l’installation d’une crèche. Une Maison Relais s’est également ajoutée entre-temps sur le même site.

La crèche a été créée dans le cadre d’une convention avec la commune. De celle-ci est née la « Crèche de Walferdange a.s.b.l. » qui a pris en charge la gestion de la structure d’accueil de jour. Plus tard, il a été décidé de choisir un nom plus adapté à l’enfance et de renommer l’établissement « Am Beienhaischen ».

Depuis lors, les enfants âgés de 2 mois à 4 ans y sont accueillis. « Concernant le concept pédagogique de la structure, nous avons adopté certains principes et avons élaboré les nôtres à partir de ces derniers », explique Alessandra Rimi, qui dirige la crèche depuis 10 ans. « Nous sommes une crèche inclusive : nous observons le développement de chaque enfant et ne sommes pas guidés par une théorie spécifique. » À cet égard, ils ont le soutien de Fabienne Burmann, l’éducatrice compétente dans le domaine de l’inclusion. Outre une formation continue spécifique, elle assiste régulièrement à des cours sur ce sujet afin de donner des conseils et d’apporter son aide à l’équipe. « Il s’agit pour les petits de faire l’apprentissage d’une certaine autonomie, d’apprendre à exprimer leurs émotions, par exemple de décider eux-mêmes quand dire stop, ou de prendre leurs propres décisions », poursuit Alessandra Rimi. « Cela commence déjà par décider avec quoi ils aimeraient tartiner leur pain au petit-déjeuner. »

Mais l’objectif des éducateurs demeure le bien-être des enfants. « Et des parents aussi », ajoute Alessandra Rimi. Une communication active et un échange constant en sont le fondement. « Les parents sont toujours les bienvenus pour venir voir comment nous nous occupons de leurs enfants. Bien sûr, la crise sanitaire a entraîné un grand nombre de changements et le libre accès à la structure n’est plus aussi facile qu’avant. Mais nous tentons toujours d’impliquer au mieux les parents. »

Les liens restent étroits à l’aide de vidéos (envoyées aux parents) sur diverses activités effectuées avec les enfants, jusqu’aux entretiens annuels avec les parents, qui sont désormais également proposés de manière virtuelle. Cela étaye la confiance à l’égard de la structure et renforce également le bien-être des enfants.

Bienvenue au « Beienhaischen »

Le premier jour pour un nouveau venu au « Beienhaischen » se déroule entièrement selon le schéma suivant. Maman et papa sont impliqués dans le processus d’accueil dès les premiers jours d’intégration. Pendant ces trois journées, l’un des parents accompagne l’enfant pendant quelques heures. Habituellement, les moments pour faire connaissance ne durent pas plus de deux heures et s’étalent dans un premier temps sur trois jours. Alessandra Rimi déclare : « Juste avant les journées d’intégration, les parents viennent nous voir et nous nous entretenons avec eux, leur montrons les locaux, les présentons aux éducateurs et nous échangeons. » Puis c’est parti. Au cours des deux premiers jours, parents et enfants visitent ensemble le « Beienhaischen ». Tout d’abord, ils découvrent à quoi ressemble la vie quotidienne à la crèche. Les enfants explorent leur nouvel environnement à leur manière et les parents apprennent également à connaître l’ensemble des processus, des éducateurs et des activités pratiquées. « Ce n’est qu’après trois jours que nous osons une première tentative : maman ou papa quitte brièvement la pièce pendant 10 minutes », explique Alessandra Rimi. « Si la séparation fonctionne bien lors de ce premier essai, il est alors possible de laisser les petits dans la structure sans leurs parents le lendemain. Mais s’il subsiste de petits chagrins, la période d’intégration est prolongée sans aucune difficulté afin de faciliter l’acclimatation et la séparation avec les parents », ajoute-t-elle.

Activités passionnantes

Le « Beienhaischen » propose aux enfants de nombreuses activités variées. Selon Alessandra Rimi, elles sont toujours adaptées aux stades de développement des bambins. L’accent est également mis sur les activités et jeux libres avec de petits ou grands groupes. Au « Beienhaischen », les enfants sont divisés en quatre groupes : deux pour les plus petits jusqu’à l’âge de 2 ans et deux autres pour les plus grands âgés de 2 à 4 ans.

Beaucoup de choses ont été mises en œuvre pour pratiquer des activités associant dans la mesure du possible les plus petits et les plus grands. Malheureusement, la structure d’accueil a dû les limiter depuis la pandémie et ne les reprendra que lorsque le retour au calme sera effectif. Il en va de même pour les projets intergénérationnels. La crèche a eu des échanges actifs avec le CIPA « Bouffer ». « À l’occasion de fêtes notamment, nous avons travaillé ensemble ou rendu visite aux personnes âgées avec les enfants. Nous reprendrons certainement ces activités après la pandémie et les développerons davantage », confirme Alessandra Rimi.

Actuellement, bon nombre d’activités sont déplacées à l’extérieur. « Nous passons beaucoup de temps avec les enfants sur l’aire de jeux, dans la mesure où la météo le permet, ou nous les emmenons dans la forêt avec le petit van dont nous disposons. » Les promenades en forêt sont très appropriées pour favoriser la motricité des enfants. Le contact avec la nature est également important : jouer dans la boue, ramasser les feuilles et observer les insectes stimulent l’intérêt des tout-petits.

Diversité linguistique

Depuis plusieurs années, le plurilinguisme est une priorité absolue dans toutes les crèches du Luxembourg. Walferdange étant une commune dans laquelle vivent des résidents de toutes nationalités, il n’est pas non plus inhabituel que 18 nationalités différentes soient représentées parmi les quelque 50 enfants du « Beienhaischen ». À cet égard, la crèche bénéficie d’un soutien actif. Steve Weisen est un éducateur qualifié, spécialisé dans le plurilinguisme et ayant suivi une formation continue dans ce domaine. Il apporte à ses collaborateurs une contribution précieuse sur la façon de communiquer avec des enfants ayant différentes origines linguistiques. Il peut donner à ses collègues des conseils avisés grâce aux formations régulières auxquels il assiste.

De plus, bon nombre des éducateurs sont déjà polyglottes. « Notre personnel parle luxembourgeois, français, allemand, anglais, italien et portugais », nous indique Alessandra Rimi. La langue française est également intégrée très tôt à la vie quotidienne. « Le matin, nous chantons des chansons, la plupart du temps en français. » Les langues maternelles respectives des enfants sont également très importantes au quotidien. « Il est plus facile de s’adresser aux enfants par le biais de leur langue maternelle. Cela les aide à prendre leurs marques plus rapidement, à s’ouvrir et à gagner en confiance, puisque l’environnement linguistique n’est pas étranger. » De plus, les éducateurs prennent conseil auprès des parents et leur demandent des phrases types dans leur langue afin de pouvoir transmettre des informations aux enfants dans leur langue maternelle. « Nos éducateurs échangent constamment avec les parents à ce sujet. Lors des anniversaires, nous chantons généralement dans la langue maternelle de l’enfant concerné », poursuit Alessandra Rimi. Les parents manifestent également un grand intérêt et un enthousiasme notable à l’égard de l’approche plurilingue.

Au cours des 20 prochaines années, le « Beienhaischen » a prévu de poursuivre son concept avec autant de succès qu’aujourd’hui et de continuer à s’adapter au développement des enfants. « Nous avons encore beaucoup de projets en vue, mais malheureusement, du fait de la pandémie, nous devons en reporter certains à une date ultérieure. Les projets sont toutefois toujours d’actualité, mais élaborés plutôt pas à pas », explique Alessandra Rimi, toujours motivée. Dans tous les cas, de fantastiques jeux d’eau et un projet au nom passionnant de « Cuisine dans la gadoue » sont déjà prévus pour l’été.

Informations sur la crèche « Am Beienhaischen »
Accueil d’enfants âgés de 2 mois à 4 ans
Horaires d’ouverture : du lundi au vendredi de 7h à 19h
98A, route de Luxembourg
Bereldange
Tél. : 26 33 50 00
E-mail : info@ambeienhaischen.lu
Site web : www.ambeienhaischen.lu